Communaute armenienne;: Success Story
May 09, 2008 00:41:49
L'Express, France 8 Mai 2008
Communauté arménienne; Success story
par Huret Marie
Sur le passeport de ses grands-parents figurait : « Retour interdit ». Quand les Panossian, rescapés du génocide arménien perpétré par le gouvernement turc, ont débarqué à Valence, dans les années 1920, ils n'avaient pas un sou en poche. Leur petit-fils, le notaire Philippe Panossian, dirige aujourd'hui l'une des plus grosses études de la ville et préside l'Union générale arménienne de bienfaisance (Ugab). D'autres descendants arméniens sont devenus sculpteur, médecin, commerçant... « Ce qui a dicté notre réussite, c'est le sentiment fort d'avoir une dette envers la République, explique Philippe Panossian. Nos parents n'avaient qu'une idée en tête : travailler. »
Valence est aujourd'hui la première ville arménienne de France - 10 % de la population y puise ses origines. L'élite de la communauté a poussé à Little Arménie, un triangle du centre-ville délimité par les rues André-Franco-Bouffier, Madier-de-Montjau et de la Belle-Image. Leur ascension sociale s'est appuyée sur trois générations : les grands-parents ont travaillé dans les filatures. Puis leurs enfants ont acheté des commerces, permettant aux petits-enfants d'accéder aux études supérieures. Le chirurgien-dentiste Edouard Torossian compte six frères et soeurs : un ingénieur, deux dentistes, un prof de langue, un médecin... « Nos parents voulaient que leurs enfants réussissent à l'école, dit-il. Il n'était pas question de nous envoyer à l'usine ! »
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