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La ville de Sannois reconnaît les Génocides Arménien, Assyro-Chadéen

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  • La ville de Sannois reconnaît les Génocides Arménien, Assyro-Chadéen

    MOTION DE LA VILLE DE SANNOIS
    La ville de Sannois reconnaît les Génocides Arménien, Assyro-Chadéen et Grec



    A l'occasion de la 96ème commémoration du génocide de 1915, le Conseil
    Municipal de la ville de Sannois (Val d'Oise), administrée par le
    député-maire Yanick PATERNOTTE, a publié une Motion relative à la
    reconnaissance du génocide de 1915 et à la pénalisation de sa
    négation.

    Le Conseil Municipal de la ville de Sannois rappelle son attachement à
    l'Histoire et aux lois de la République française qui reconnaissent
    l'existence de crimes contre l'Humanité et de génocides perpétrés par
    des Etats.

    Le Conseil Municipal s'associe aux déclarations de l'Assemblée
    nationale et du Sénat de la République française qui ont
    officiellement reconnu l'existence du génocide arménien, premier du
    vingtième siècle, perpétré sous l'emprise ottoman par le gouvernement
    dit « Jeune turc » dirigé par le parti « Union et Progrès ».

    La France a officiellement reconnu le génocide des Arméniens par la
    Loi n°2001-70 du 29 janvier 2001 publiée au Journal Officiel du 30
    janvier 2001.

    1.500.000 Arméniens et plus de 250.000 Assyro-Chaldéens furent
    exterminés durant cette période tragique qui constitue une page noire
    de l'Histoire de l'humanité ; d'autres minorités chrétiennes comme la
    communauté grecque ont aussi été victimes de ce génocide. Le 24 avril,
    journée de deuil et de recueillement à la mémoire des martyrs,
    commémore, dans le monde entier, le génocide des Arméniens et des
    Assyro-Chaldéens. Cette date correspondant à l'arrestation et
    l'assassinat, sur ordre du gouvernement, de plus de 600 intellectuels
    et notables arméniens à Istanbul, capitale de l'Empire ottoman, marque
    le début du génocide de 1915 planifié et exécuté par le pouvoir Jeune
    turc et ses complices.

    Le Conseil Municipal de la ville de Sannois s'associe également aux
    Etats qui ont reconnu cette vérité historique. Les instances
    internationales et européennes ont, pour leur part, reconnu, au même
    titre que la Shoah, le génocide de 1915. Parmi ces instances figurent
    la Sous-commission de l'Organisation des Nations Unies pour la
    prévention des droits de l'homme et la protection des minorités (02
    juillet 1985), le Parlement européen (18 juin 1987) et le Conseil de
    l'Europe (24 avril 1998).

    Depuis 95 ans, les gouvernements négationnistes turcs dépensent toute
    leur énergie à effacer cette page noire de leur histoire dont le
    fondement est l'anéantissement des peuples arménien et
    assyro-chaldéens. L'Etat turc poursuit et condamne, en vertu des
    dispositions de l'article 301 du Code pénal qui prévoient des peines
    allant de six mois à trois ans d'emprisonnement, toute personne qui
    fait référence à ce génocide. En dépit de sa reconnaissance par des
    instances internationales et un grand nombre de pays, certains Etats
    refusent d'entreprendre ce travail de reconnaissance et de mémoire.

    Cette réalité renforce le conseil municipal de Sannois dans sa
    conviction de la nécessité de pénaliser les propos et les actes
    négationnistes.

    Le 12 octobre 2006, l'Assemblée nationale française a adopté, en
    première lecture, une proposition de loi pour condamner sévèrement la
    négation du génocide arménien. Cette loi attend jusqu'à présent d'être
    inscrite à l'ordre du jour du Sénat et d'être votée avant sa
    promulgation par le Président de la République française.

    C'est pourquoi, la municipalité de Sannois appelle le Sénat à
    soumettre à l'examen et au vote des sénateurs la loi du 12 octobre
    2006 relative à la pénalisation de la négation du génocide arménien.
    Le Conseil municipal demande aux deux chambres du Parlement français
    de reconnaître également le génocide des Assyro-Chaldéens et des Grecs
    et de pénaliser sa négation en France.

    Au-delà de l'insulte faite à la mémoire des victimes de ce génocide,
    la négation porte atteinte à la dignité des descendants des rescapés
    apatrides et aux valeurs qui ont fait le socle humaniste de la France,
    patrie des droits de l'Homme.

    dimanche 8 mai 2011,
    Jean [email protected]




    From: A. Papazian
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