ALIYEV DEMANDE LA FERMETURE DE LA CENTRALE NUCLEAIRE ARMENIENNE
Jean Eckian

armenews.com
mardi 3 avril 2012

SECURITE NUCLEAIRE AFFRONTEMENT ENTRE ARMENIE ET AZERBAIDJAN

Les presidents armenien et azerbaïdjanais se sont affrontes sur la
securite de la centrale nucleaire armenienne de Medzamor devant les
dirigeants mondiaux reunis a Seoul en debut de semaine.

S'adressant aux gouvernants de plus de 50 nations, parmi lesquelles
les USA, la Russie et la Chine, au Sommet de Seoul sur la Securite
Nucleaire, le president azerbaïdjanais Ilham Aliyev a demande la
fermeture de la centrale nucleaire armenienne. Dans son intervention
du 27 mars, il a dit que l'usine, construite en 1976, etait perimee,
non conforme aux normes de securite actuelles et situee en zone
sismique. Aliyev a dit que tout cela a transforme le site en une
source de menace potentielle.

En reponse, le president armenien a qualifie les declarations d'Aliyev
de desinformation et dit que calomnier l'Armenie est devenu depuis
longtemps un moyen d'action pour l'Azerbaïdjan. Sarkissian est
revenu avec insistance sur la totale conformite de la centrale avec
les exigences de l'Agence Atomique Internationale, et indique que
cela avait ete confirme par la mission de surveillance nucleaire
internationale de l'an passe. Sarkissian a egalement critique la
Turquie et l'Azerbaïdjan pour leurs exagerations sur ce sujet, selon
l'agence de presse Anatolia. "Deux des quatre voisins de l'Armenie,
en violation flagrante des normes internationales, ont soumis notre
pays a un blocus pendant les vingt dernières annees, ne nous laissant
aucune alternative pour acceder a l'independance energetique", a-t-il
declare, selon le site Armenianow.

Une intervention qui demontre une fois de plus, la stature
internationale du President Serge Sarkissian. Devant un auditoire du
plus haut niveau, aux vagues accusations d'Hilham Aliyev, le president
armenien repond de facon structuree par des arguments techniques et
economiques verifiables ; elargissant le debat, il denonce au passage
le blocus turc. Pour parler des menaces que l'Armenie ferait peser sur
ses voisins, il faut aux dirigeants azeri et turc beaucoup de cynisme
quand on sait les sommets atteints par leurs budgets militaires,
ceux de Bakou en particulier.

Commentaire et traduction Gilbert Beguian



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