LA PRESSE D'OPPOSITION S'INDIGNE DE LA CONDAMNATION DES MILITANTS D'OPPOSITION
Stephane

armenews.com
mercredi 1er aout 20

Les quotidiens d'opposition reviennent sur la condamnation, de 2 a
6 ans de prison, le 20 juillet par le Tribunal de première instance
d'Erevan, de quatre jeunes militants du CNA, accuses de hooliganisme,
qu'ils estiment disproportionnee. Pour le quotidien Jamanak, il ne
fait aucun doute que la decision a ete prise au plus haut niveau et
que le verdict a ete motive par des considerations politiques.

[Rappelons que les quatre militants s'etaient heurtes, en août 2011,
a des agents de police au cours d'un incident dont les circonstances
restent troubles. Ils ont ete arretes sur le champ et accuses de
violences sur des agents de l'ordre public et de hooliganisme. Ils
ont fermement recuse les accusations de la police, affirmant qu'ils
avaient ete brutalises par les policiers et detenus arbitrairement.

Tous les activistes a l'exception de Tigran Arakelian, l'accuse
principal, avaient ete liberes après enquete dans les jours qui ont
suivi les faits. L'un d'entre eux, Artak Karapetian, a ete condamne
a 3 ans, alors que les deux autres, Sarkis Guevorguian et Davit
Kiramidjian, ont ete condamnes a deux ans et demi d'emprisonnement.

Ceux-ci seront envoyes en prison si les sentences sont confirmees par
la Cour d'appel que leurs avocats souhaitent saisir. C'est le refus
des autorites armeniennes de remettre en liberte l'accuse principal
Tigran Arakelian qui avait conduit le CNA a suspendre en août 2011
ses negociations avec les autorites visant a dissiper les tensions
politiques dans le pays].

La presse d'opposition redoute une vague d'indignation de la
societe suite a cette condamnation " sevère et injuste " des jeunes
activistes. Le quotidien Jamanak relève que devraient se trouver en
prison les oligarques et les fonctionnaires qui " se remplissent les
poches par n'importe quel moyen " et non les jeunes militants qui se
battent pour leurs droits, la justice et la suprematie de la loi en
Armenie. Et de conclure qu'" aucun pays normal du monde n'emprisonne
un activiste public, puisque la societe ne le pardonnerait pas ".

Aravot cite l'ancien Ombudsman, Larissa Alaverdian, selon laquelle la
condamnation, certes trop ferme, des militants de l'opposition fera
couler beaucoup d'encre dans les rapports internationaux où ceux-ci
seront sûrement presentes comme des " prisonniers politiques ". Compte
tenu du fait que les jeunes militants n'avaient pas ete condamnes dans
le passe, le Tribunal aurait dû faire preuve de clemence a leur egard.

Ambassade de France en Armenie

Service de presse


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