LA TURQUIE DANS LE VISEUR DE WASHINGTON
Jean Eckian

armenews
TURQUIE-USA

Peut-etre Erdogan devrait-il presenter des excuses a Israël pour
calmer les stratèges americains. Le regime islamiste d'Erdogan et de
Gul encaisse les deconvenues a un rythme absolument incroyable depuis
l'arrivee de la nouvelle administration americaine.

· La Coree du Sud, alliee US, renonce a la construction d'une centrale
nucleaire en Turquie ; · Le Pentagone a etabli un embargo très strict
de vente d'armes sophistiquees vers Ankara.

· Enfin, les Etats-Unis decident de transferer une grande partie
des forces et des structures strategiques de l'OTAN de Turquie vers
la Pologne et les Etats Baltes ! Si officiellement, on justifie ces
transferts pour se defendre de la menace Russe, dans les couloirs
feutres des chancelleries on parle d'une remise en question complète
des relations avec Ankara, suite a ses nombreuses provocations dont
la dernière en date concerne la signature d'un pacte militaire de
defense avec la Syrie et la preparation d'entraînements avec les
forces armees pakistanaises.

Erdogan et Gul ne s'attendaient certainement pas a cette " claque "
et se retrouvent a la merci des Russes qui eux, n'hesiteront pas un
instant a faire payer le prix fort aux piètres dirigeants turcs.

Le Pentagone commence a regarder avec bienveillance, surtout depuis
le resserrement des liens entre la Turquie, la Syrie et l'Iran,
la creation d'un etat Kurde qui ferait un parfait allie dans la region.

De son côte, Israël semble avoir tourne la page turque en renforcant
ses liens avec Chypre, la Grèce et la Roumanie. Pas plus tard que cette
semaine, des canadairs grecs et israeliens s'entraînaient ensemble.

JSSNews (lien) Marco Robin - Adapte par Bellar -

JSS News est un Webzine d'opinion edite depuis Jerusalem en francais

La Secretaire d'Etat americaine Hillary Clinton devrait effectuer
une "visite bilaterale de travail" en Turquie le mois prochain. Au
programme, le système de defense antimissiles et l'examen des
negociations sur le nucleaire entre l'Iran et l'occident. Ce voyage
s'inscrit après que la Chambre des representants ait "evite" de
s'exprimer sur la resolution armenienne qualifiant les evenements de
1915 comme etant un genocide.




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