SOMMET DU G20: NOUVEL APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX AU KARABAGH

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Publie le : 02-07-2012

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economique et culturelle du Haut-Karabagh mise a notre disposition
par la Representation de la Republique du Haut-Karabagh en France.

Representation du Haut-Karabagh en France

Les presidents francais, americain et russe lancent un nouvel appel
en faveur de la paix au Karabagh

Le 19 juin, en marge du sommet du G20 a Los Cabos, au Mexique, les
presidents francais, Francois Hollande, americain Barack Obama et
russe, Vladimir Poutine, ont reitere leur appel en vue d'un règlement
negocie du conflit entre le Haut Karabagh et l'Azerbaidjan. Les
dirigeants des pays qui copresident le Groupe de Minsk de l'OSCE
ont presse les parties en conflit de parvenir a un accord sur les
principes du plan de paix discute au meme moment a Paris lors d'une
conference reunissant les mediateurs internationaux et les ministres
des affaires etrangères armenien et azeri.

Un peu plus d'un an après l'appel lance, le 26 mai 2011, depuis
Deauville, en marge du sommet du G8, par les presidents francais,
americain et russe, exhortant l'Armenie et l'Azerbaïdjan a surmonter
leurs divergences pour s'engager sur la voie d'un règlement pacifique
du conflit entre l'Azerbaïdjan et le Haut Karabagh, les presidents des
puissances mediatrices du conflit armeno-azeri ont reitere l'exercice,
faute d'avancee notable dans le processus de paix.

C'est en marge du sommet du G20 cette fois, et depuis une autre cite
balneaire, Los Cabos, au Mexique, qu'a ete lance cet appel ; mais si
le decor a change, de meme d'ailleurs que deux des trois signataires,
Francois Hollande ayant entre temps succede a Nicolas Sarkozy en
France et Vladimir Poutine a Dmitri Medvedev en Russie, la teneur
du message reste quant a elle inchangee, si ce n'est qu'il se montre
plus pressant. A l'epoque, en effet, on estimait que les presidents
armenien, Serge Sarkissian, et azeri, Ilham Aliev, etaient sur le
point de conclure un accord sur les "principes de base" du plan de
paix propose par les mediateurs internationaux. Mais les changements
de dernière minute du texte de l'accord de paix exiges par Bakou feront
capoter les discussions. Force est donc de constater que la declaration
de Deauville, par laquelle les puissances mediatrices soulignaient
la necessite de parvenir a un accord durable dans le format actuel
des negociations sous l'egide de l'OSCE, n'a guère ete entendue ; en
depit de deux rencontres entre les presidents armenien et azeri sous
l'egide de la Russie, en juin 2011 a Kazan et en janvier 2012 a Sotchi,
les parties en conflit n'ont pu surmonter leurs divergences concernant
les "principes de bases", et la situation ne cesse de se degrader sur
le terrain, où l'on observait une escalade de la violence debut juin
provoquant la mort de soldats armeniens et azeris de part et d'autre
de la frontière armeno-azerie et de la "ligne de contact" au Karabagh.

La tournee dans la region de la Secretaire d'Etat americaine Hillary
Clinton le 5 juin n'avait aucunement dissuade les forces azeries de
multiplier les violations du cessez-le-feu en vigueur depuis 1994.

Autant dire que l'appel prenait l'allure d'une mise en garde.

Regrettant que "les presidents de l'Azerbaïdjan et de l'Armenie n'aient
pas suivi les decisions prises lors de la declaration a Deauville
le 26 mai 2011", les appelant en outre "a honorer l'engagement de la
declaration de Sotchi [a accelerer la recherche d'un] accord sur les
principes de base pour un règlement du conflit du Haut-Karabagh", les
trois chefs d'Etat ont presse "les pays en conflit de ne pas retarder
la prise des decisions importantes necessaires pour parvenir a un
règlement durable et pacifique". S'ils reconnaissent que "la paix
dependra de la volonte des parties de trouver un accord fonde sur la
comprehension mutuelle", les presidents americain, francais et russe
se sont engages a redoubler d'efforts pour aider a la resolution
du conflit du Haut-Karabagh, en soulignant qu'ils continueront
a travailler en etroite collaboration avec les parties en vue de
negocier un règlement pacifique. Après le regain de tension du debut du
mois dans la zone de conflit, ils ont clairement fait comprendre que
"le cessez-le-feu devra etre respecte" et que les armes ne sauraient
se substituer a la diplomatie, au moment meme où Paris accueillait
une conference sur le Karabagh reunissant les trois copresidents du
Groupe de Minsk et les ministres des affaires etrangères d'Armenie
et d'Azerbaïdjan.

Le ministère armenien des affaires etrangères a accueilli la
declaration de Los Cabos avec enthousiasme, estimant qu'elle etait
en phase avec la position de l'Armenie, qui est plus determinee que
jamais a trouver un règlement pacifique au conflit, conformement
aux appels lances par les leaders des puissances mediatrices a
l'Aquila, Muskoka, Deauville ou Los Cabos, et rejette l'entière
responsabilite des violations sur l'Azerbaïdjan. Comme prevu, le
ministère azerbaïdjanais des affaires etrangères reagissait par un
communique aux tonalites similaires, accusant l'Armenie de violer la
treve. Quant au ministère des affaires etrangères de la Republique
du Haut Karabagh, il a lui aussi salue, par un communique en date du
21 juin, l'appel des trois chefs d'Etat, meme si ceux-ci ne repondent
pas ouvertement a la demande formulee par Stepanakert quelques jours
avant. Dans un communique du 18 juin, le meme ministère, denoncant
les violations de la treve perpetrees par Bakou dans le but de
torpiller le processus de paix, a la veille de la conference de
Paris, avait notamment propose que "l'OSCE passe des declarations
sans adresse a une evaluation sans concession de l'attitude de
l'Azerbaïdjan ainsi qu'a des mesures sanctionnant son recours a la
force armee, son opposition a la recherche d'une solution pacifique,
sa rhetorique haineuse visant a declencher une nouvelle guerre dans
la region".Stepanakert, comme d'ailleurs Erevan, estime inadmissible
que les mediateurs internationaux renvoient dos a dos Armeniens et
Azeris alors que les forces de Bakou violent deliberement la treve. Le
ministère de la RHK l'a rappele dans son communique du 21 juin, tout
en saluant l'initiative des trois chefs d'Etat, de meme que "toutes
les initiatives en faveur d'une resolution pacifique du conflit",
en "reaffirmant la disposition [de l'Artsakh] a suivre les appels
et recommandations des leaders des pays qui copresident le Groupe
de Minsk de l'OSCE". Le ministère de la RHK en profite pour appeler
une fois encore les puissances mediatrices a reconnaître le Karabagh
comme partie de droit des negociations, qui ne sauraient aboutir a un
accord de paix durable, precise-t-il, sans la participation directe
du Karabagh au processus de paix.

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