UNE JOURNALISTE ET DES MILITANTS DE L'OPPOSITION ARRETES
Marion

armenews
mercredi2 juin 2010
Armenie

Deux jeunes militants de l'opposition et une journaliste ont ete
places en garde a vue, mardi 1er juin a Erevan, pour avoir agresse
des officiers de police. Ils encourent jusqu'a cinq ans de prison
et de lourdes amendes. Le Congrès national armenien (HAK) a condamne
leur arrestation.

Ani Gevorgian, correspondante du quotidien d'opposition Haykakan
Zhamanak, son frère Sargis et un autre militant de l'opposition,
Davit Kiramijian, ont ete arretes avec au moins 15 autres personnes
lors des affrontements de lundi 31 mai, entre plusieurs partisans du
HAK et une douzaine de policiers.

Ces derniers ont recouru a la force pour empecher les militants
d'entrer dans le Liberty Square, principal lieu de rassemblement
politique organise en Armenie depuis la fin des annees 1980. Tout
le monde a ete relâche quelques heures plus tard, excepte ces trois
jeunes.

Dans une declaration ecrite, la police armenienne a defendu l'usage
de la force, en assurant que les partisans du HAK " ont viole l'ordre
public ", ont injurie les agents de police et leur ont inflige "
des blessures " alors qu'ils tentaient d'entrer dans le parc.

La declaration a fait valoir que Sargis Gevorgian et Kiramijian ont
frappe un sergent de police et lui ont arrache ses epaulettes lors
de l'incident. Elle n'a pas indique les raisons de l'arrestation de
Ani Gevorgian.

Selon les avocats des detenus, la journaliste de 23 ans peut etre
accusee d'avoir agresse un " representant de l'Etat dans l'exercice de
ses fonctions ", tandis que les deux autres risquent d'etre poursuivis
pour " hooliganisme ". Les policiers ont 72 heures pour inculper ou
liberer les suspects.

Lusine Sahakian, l'un des avocats de la defense, a declare a RFE / RL
qu'aucun des trois detenus n'a accepte de temoigner ou de signer des
declarations en garde a vue, " car ils ont ete arretes illegalement ".

" Tous les trois ont ete victimes de violence et de blessures ",
a-t-elle affirme.

" Le nombre de prisonniers politiques en Armenie a augmente, passant
de 14 a 17 ", a denonce Levon Zurabian, chef de file du HAK, lors
d'une conference de presse mardi 1er juin.

" La police s'est transformee en un gang de criminels qui au lieu
de maintenir l'ordre public, est devenue une sorte de gardienne du
regime oligarchique ", a-t-il accuse.




From: A. Papazian