LE PREMIER MINISTRE CANADIEN REND HOMMAGE AUX VICTIMES DU " MEDZ YEGHERN "
Gari

armenews.com
mardi 3 mai 2011

Il faut croire qu'en anglo-canadien, comme en anglo-americain, le
mot genocide se dit " Medz Yeghern ". C'est du moins ce que pouvait
laisser supposer l'hommage rendu par le premier ministre canadien
Stephen Harper aux victimes armeniennes du genocide perpetre en
1945 par les autorites de l'Empire ottoman, genocide qu'il s'est
refuse a appeler de son nom, lui preferant l'expression de "
grande catastrophe " empruntee a l'armenien, comme le president
americain Barack Obama qui reiterait ce subterfuge linguistique
le lendemain, dans sa declaration prononcee le jour du 24 avril,
marquant le 96e anniversaire du genocide. " Je voudrai adresser mes
sincères pensees a tous ceux qui marquent ce triste anniversaire du
Medz Yeghern ", a indique le premier ministre canadien, ajoutant,
" il y a 96 ans, le peuple armenien a connu de terribles souffrances
". Mais en employant cette formule, le chef du gouvernement canadien
semblait plutôt soucieux de voler au secours du president americain
qui, sous les pressions de la Turquie, n'a pas tenu sa promesse
electorale de reconnaître le genocide des Armeniens, et de donner
ainsi le sentiment que le " Medz Yeghern " etait integre au lexique
anglais pour designer le genocide, un mot qu'il n'a pour sa part,
pas hesite a employer plus loin dans sa declaration. Il a en effet
rappele que " ces dernières annees, le Senat du Canada a adopte une
motion reconnaissant cette periode comme " le premier genocide du XXe
siècle " alors que la Chambre des communes a adopte une motion qui "
reconnaît le genocide armenien de 1915 et condamne cet acte comme un
crime contre l'humanite ". Il a souligne que son parti et lui-meme
avaient assume la responsabilite de telles resolutions et qu'ils "
continuent a le faire aujourd'hui ". " Nous ne devons jamais oublier
les lecons de l'histoire. Mais les divisions heritees de l'histoire
ne doivent pas nous diviser. La liberte, la democratie et les droits
de l'homme dont beneficient tous les Canadiens sont enracinees dans
notre respect mutuel " a poursuivi M. Harper.




From: A. Papazian