LA RUSSIE ESPERE UNE NORMALISATION DES RELATIONS AVEC LA GEORGIE
Stephane

armenews.com
vendredi 5 octobre 2012

La Russie espère une "normalisation de ses relations" avec la Georgie
après la victoire de l'opposition aux legislatives, a indique mercredi
la diplomatie russe, alors que les liens diplomatiques entre les deux
pays sont rompus depuis la guerre qui les a oppose en 2008.

"Il est evident que la societe georgienne a vote pour des changements.

Nous esperons qu'en fin de compte, ils permettront a la Georgie de
normaliser et d'etablir des relations constructives et respectueuses
avec ses voisins", a declare le porte-parole du ministère des Affaires
etrangères, Alexandre Loukachevitch, cite dans un communique.

"La Russie saluerait evidemment un tel developpement", ajoute-t-il.

Moscou et Tbilissi n'entretiennent plus de relations diplomatiques
depuis leur bref conflit de 2008, a l'issue duquel la Russie a reconnu
l'independance de l'Ossetie du Sud et de l'Abkhazie, deux regions
georgiennes secessionnistes pro-russe.

Peu après que le president georgien Mikheïl Saakachvili, bete
noire du Kremlin, a reconnu mardi la defaite de son parti aux
elections legislatives, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, qui
menait la coalition d'opposition victorieuse au scrutin, a declare
qu'il entendait "normaliser" les relations avec la Russie, tout en
repetant vouloir rejoindre l'Otan, une ambition vue d'un mauvais oeil
par Moscou.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a dès mardi salue
sa victoire, jugeant qu'il y aurait desormais "des forces plus
constructives et plus responsables au parlement" georgien. Il a
indique par ailleurs que le parti au pouvoir russe Russie Unie etait
"pret a un dialogue sur l'avenir des relations russo-georgiennes".

La presse russe a en revanche accueilli mercredi avec reserve la
victoire de l'opposition, estimant que le nouveau gouvernement
ne serait pas en mesure de changer fondamentalement les relations
avec Moscou.

Selon les experts, meme s'il est repute proche de la Russie où il a
bâti sa fortune, M. Ivanichvili ne transigera pas sur la question
ultra-sensible de l'Ossetie du Sud et de l'Abkhazie, et Moscou ne
reviendra pas non plus sur ses positions.